-

Conférences, colloques et indice de fumisterie
Une conférence est un moment qui est toujours placé sous le sceau du manque de temps. L’orateur prévoit toujours de nombreuses choses à dire, prend beaucoup de temps en futilités préambulatoires et n’aura, malheureusement, plus le temps pour attaquer le cœur du sujet et le développer sérieusement.1 Si cette présentation orale était suivie par la
-

Il nous restera quand même quelque chose de l’existentialisme
Je suis d’une génération qui devait lire Sartre et Camus car l’existentialisme était le fin du fin de l’histoire d’en rire sans esquisser un mouvement de lèvres. Je ne lis plus ces gens et j’ai essayé d’écouter La peste, il y a quelque temps, sans pouvoir aller jusqu’au bout… Et je n’ai pas non plus
-

Chansons cuivrées et belles filles des années 1960
Trois chansons vraiment dansantes qui nous viennent des années 1960, qui toutes sont chantées par des femmes, et font appel à des cuivres jouissifs. Katty Line, «Ne fais pas la tête » : Jacqueline Taïeb, « Le cœur au bout des doigts » : Jacqueline Taïeb, «La fac de lettres » : Ou femmes interprètes
-

Étreinte scintillée
Fermer les yeux, frottement de contrebasse et voici le bord d’une rivière un soir d’été. Les frissons des herbes tempête sous la peau le cœur qui bat les branches qui cognent. Doucement. Étreinte scintillée. Le goût venteux que laissent ses lèvres lorsqu’elle s’en va… (et 10 jours avant de la revoir, peut-être.) A.∀., Hétéroclite n°192
-

Metals de Leslie Feist
Une batterie :1-2, 3.1-2, 3.1-2, 3, 4-5, 6, 7 !Rythme syncopé. En boucle. Un rien caverneux. Onze secondes passent et une goupille lâche. Dès lors, le corps se tasse un peu dans la chaise car déjà l’épiderme comprend qu’on va prendre une claque. Mais pas une claque qui abaisse. Une claque qui fait du bien,
-

Come on die young – Mogwaï
Cet album et moi, nous faisons un bon bout de chemin ensemble. Il m’a fait courir à Santiago de Chile (je ne sais plus pourquoi, je me souviens que je cours vers la station de métro de Gruta de Lourdes, la nuit, je n’ai pas peur même si c’est la banlieue qu’on me décrit comme
-

Manuel García
Avec Manuel García, on n’est pas loin ici du “placer culpable”, mais j’avoue beaucoup aimer ce chanteur découvert au Chili, et qui y est un peu le Patrick Bruel local. J’en veux pour preuve ce concert privé sponsorisé par je ne sais quelle marque d’alcool dans un club branchouille de la capitale chilienne où, au
-

Un tour à Privas
Pour ne rien te cacher, je ne suis pas allé directement à Romans-sur-Isère. Sur la route, après la Coucourde qui m’a encore fait rire, j’ai vu le nom “Privas”. Il y a vingt ans, une jeune-fille que j’ai aimée me parlait de cette ville, lorsque nous étions au milieu de la laideur de Maubeuge. C’était
-

Pfff, les reprises…
Un soir, j’allai à la brasserie du Grillen à Colmar en croyant aller entendre des gens jouer leurs compos pour se faire la main avec l’aide de quelques pros, dans une sorte de répét’ publique. Je craignais, certes, les sempiternelles impro’ de blues qu’on a déjà entendues 54543 fois (on n’y a d’ailleurs pas échappé),
-

L’intellectuel et ses batailles de papier
Si au XXe siècle l’intellectuel menait ainsi sur le papier les batailles militaires dont n’avait pas eu la présence d’esprit de lui confier la direction “en vrai” ou dirigeait le monde à coup de mots puisqu’on avait eu la bêtise de l’ignorer – mais tout ceci sans passer par une école militaire, une campagne électorale
Photo d’entête : “Notes” par Mitchell Joyce
